Lucite
estivale : mieux vaut prévenir…
Ca y est, le soleil
pointe enfin le bout de son nez. C’est le moment rêvé pour se prélasser tout en rêvant d’un joli
bronzage. Mais attention à la lucite estivale bénigne, autrement dit à la
fameuse allergie solaire. Pour passer un été en beauté, quelques précautions
s’imposent…
L’éruption de petits boutons rouges qui vous démangent
dès la première exposition au soleil, vous connaissez ? Cette allergie
bien connue des dermatologues est réputée pour gâcher les vacances des adeptes
du farniente et de la bronzette estivale. Cette année, adoptez des mesures
préventives simples et efficaces. Car cet été, c’est décidé, vous lui échapperez !
Lucite, kesaco ?
La lucite
estivale bénigne n’atteint pas de moins
de 10 % des adultes. Son parcours est simple : épargnant le visage
dans 80 % des cas, elle se localise sur le décolleté, les épaules,
les bras, les jambes sans oublier parfois le dos des pieds et ce, dès le
2ème jour
d’exposition solaire intense ou prolongée de l’année. Aussi
inconfortables qu’inesthétiques, on la remarque par l’éruption
de petites taches rouges légèrement saillantes ressemblant à de l’urticaire
ou de toutes petites cloques associées à de vives démangeaisons.
La lucite
estivale touche surtout les femmes (dans 90 % des cas) et apparaît généralement
entre 15 et 25 ans.
Le responsable ?
Décidément le soleil en veut à notre peau !
Une fois de plus c’est lui le grand responsable et en particulier les UVA.
Ce qui explique qu’elle puisse apparaître après des séances en cabine de
bronzage (UVA artificiels) et qu’elle ne touche que très rarement le visage,
plus souvent exposé au soleil.
La plupart des lucites
estivales bénignes régressent
naturellement en 5 à 15 jours, à condition de supprimer toute exposition
solaire.
Attention ! Sachez que sa récidive est inéluctable
les années suivantes et peut prendre un caractère beaucoup plus sévère.
On peut la retrouver lors de simples expositions modérées, avec une extension
des zones corporelles touchées mais aussi par une éruption précoce, pour
un séjour aux sports d’hiver ou un simple week end ensoleillé.
Une seule solution : la prévention !
Véritable poison ambulant des vacances, les spécialistes
ont noté une réelle augmentation du nombre de cas : "Cette
allergie saisonnière n’a pas d’agent photo-sensibilisant identifié, contrairement
aux hyper sensibilités de la peau causées par un agent dit photosensibilisant,
comme certains médicaments, cosmétiques et parfum", explique le docteur Michel
Jeanmougin, dermatologue à l’hôpital Saint-Louis et spécialiste de la lucite
estivale.